Michel de Broin

Né en 1970, il vit et travaille à Paris. Ses plus récentes expositions solo incluent « Disruption from Within », « Plug In » (Winnipeg, 2009), « Énergie Réciproque », Mac/Val (Vitry-sur seine, Paris, 2008), le Musée national des beaux arts du Canada (Ottawa, 2006 et 2007), le Musée national des beaux-arts du Québec (2006), PSWAR (Amsterdam, 2007), Kuenstlerhaus Bethanien (Berlin 2006), Galerie Isabella Bortolozzi (Berlin, 2005), La Bf15 (Lyon, 2005), Galerie Pierre-François Ouellette (Montréal, 2005), La Vitrine (Paris, 2004), Villa Merkel, (Esslingen, Allemagne, 2002). Ses oeuvres ont aussi fait partie de plusieurs expositions au Canada, en Europe, aux État-unis, incluant; « Nuit Blanche » (Paris 2009), « Assises » Galerie Xippas (Paris 2009), « Maniobres/ Manoeuvres » Galerie Toni Tapies (Barcelone 2009), « Acclimatation » Villa Arson (Nice 2008) …

Au moyen d’une collection d’objets fascinants, les œuvres de Michel de Broin incarnent les aspirations utopiques modernes tout en cherchant à échapper à leur nature contraignante. L’intérêt de son projet tient au doute qu’il sème quant au pouvoir et à la valeur des idées, ce qui l’oblige à les mettre véritablement au travail face aux exigences du réel dans des œuvres qui rendent habilement visibles les comportements des matériaux – et par analogie ceux des systèmes sociaux – soumis à des forces et à des contraintes. Dans des formes et des moyens d’expressions multiples, l’ironie est utilisée comme méthodologie et l’amène ainsi à examiner les conditions stratégiques de possibilités propres à un contexte donné, pour ensuite poser un inconditionné, et enfin, inventer une issue sans précédent.

Michel de Broin, Keep on Smoking, 2006, vidéo (02:13). © Michel de Broin

Intervention dans les rues de Berlin.
Offrant une solution de rechange à la crise du pétrole, cette bicyclette transforme en fumée l’énergie cinétique produite par le cycliste. La volonté de puissance du cycliste est une source d’énergie renouvelable qui peut être récupérée par une génératrice transformant l’effort physique en un courant électrique capable d’activer une machine à fumée. L’œuvre résulte du mariage de deux machines : l’une produit, l’autre consomme. Cette « copulation » de machines génère de la fumée, qui s’échappe librement dans l’atmosphère.

Michel de Broin, Hell's Kitchen, Shared Propulsion Car, 2005, vidéo (02:48). © Michel de Broin

Intervention dans les rues de New York.
Toutes les composantes d’une Buick Regal 1986 jugées superflu – le moteur, la suspension, la transmission, le système électrique – ont été retirés pour réduire au minimum le poids du véhicule, tout en conservant son apparence luxueuse. La carrosserie a ensuite été équipée d’un ensemble mécanique constitué de quatre pédaliers autonomes permettant aux passagers de former un groupe autopropulseur. Une transmission a été mise au point afin de transmettre la puissance fournie par les passagers aux roues motrices et faire varier la démultiplication entre cyclistes et roues afin d’assurer leur accouplement progressif pour les démarrages. Capable d’atteindre une vitesse maximale de 15 km/h, cette voiture modifiée fait augmenter la résistance à la culture de la performance à un niveau sans précédent. Mise à la disposition du public, cette voiture à propulsion partagée a permis à quelques volontaires de circuler dans les rues de New York afin de ralentir le flot de la circulation.

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Site internet de Michel de Broin
Espace A Vendre / Le Cabinet

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