Gabriel Desplanque

Vit et Travaille à Paris. Actuellement en post-diplôme à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Après avoir participé aux festivals « Les Imagiques » de Langon (2006), « Festimage » au Portugal (2007) ou « Hors Piste » au Centre Pompidou , ses travaux ont été récemment présentés au 53ème salon de Montrouge et dans « Fables et fragments » au musée des Beaux Arts de Paris sous le commissariat de Régis Durand. Il est représenté par la Galerie Plume à Paris.

« Les vidéos, photographies et volumes de Gabriel Desplanque gravitent autour de la question de l’espace clos du white cube, métamorphosé en bassin de piscine vide, en cuisine d’une propreté immaculée ou en salon inconfortable dont le canapé semble peu fonctionnel ; mais un cube dans lequel le corps persiste inexorablement.
Dès lors, ce dernier se retrouve doublement emmuré : d’une part physiquement, dans ces espaces géométriques dont l’étendue parfois vaste ne peut faire oublier leur compacité. D’autre part en lui-même ; tantôt enrubanné ou camisolé, il manifeste toujours sa difficulté à communiquer. »
Camille Paulhan (extrait)

Gabriel Desplanque, Messieurs, 2006, vidéo (07:00). © Gabriel Desplanque.

Cette vidéo est une suite de lents panoramiques ayant pour sujet un groupe d’hommes.
Derrière eux, des piédestaux comme s’ils venaient d’en descendre.
Ils sont au nombre de six, ont la quarantaine, portent tous la moustache et sont endimanchés.
Formant un arc de cercle, ils fixent la caméra à mesure qu’elle s’approche d’eux.
Le panoramique se répète inlassablement et les protagonistes, relégués au rang de pantins exécutant des actions absurdes, se font scanner par la caméra.
L’un d’entre eux bat la mesure à l’aide d’un jouet pour enfant.
La cadence du panoramique ne varie pas, tandis que les personnages s’affolent sous les coups du métronome qui s’emballe :
au rythme effréné de la bande sonore qui appelle à l’urgence, une tension dramatique s’installe.
Les accessoires que les hommes utilisent, leurs déguisements, les rapprochements qui s’opèrent entre eux créent autant de situations qui mettent en danger leur matérialité devant la caméra.
Leurs mouvements forment une chorégraphie du désir et de l’étrange.
Cette danse trouvera sa résolution dans la rupture du panoramique, seule garantie de son équilibre précaire.

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Site internet de Gabriel Desplanque.
Page de l’artiste sur le site de la galerie Plume.

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