Jérôme Gras

Né en 1976, il vit à Rouen et travaille in-situ. Diplômé de l’Université de Rennes et de l’Ecole Régionale des Beaux Arts de Rennes, diffusé par l’association « Estceunebonnenouvelle » son travail sera sélectionné dans de nombreux festivals et programmé sur Arte et Canal+. Lauréat du prix « Solinest » au salon des Ecoles d’Arts de Mulhouse 005, il expose en 2005 à la galerie du Triangle (Rennes). Il développe un travail in-situ et contextuel sur la scène nationale dans le cadre de projets spécifiques (cartes blanches), en résidence (Fontenay-le-comte, La Manège) ou à l’occasion d’expositions collectives (Centre d’Art de Meymac, Le Lieu Unique, La Filature…). Aujourd’hui il se consacre aux arts visuels et à une pratique « nomade » et réalise des conférences et workshop en Ecoles d’Art.

Jérôme Gras entame dès 2001 un travail d’intervention et de performance filmée qui revisite et détourne les « statements » de l’art corporel de la fin des années 60, du « process art » et de l’Art vidéo. En 2001 il rejoue dans son quotidien la célèbre formule d’Harald Szeemann «Quand les attitudes deviennent formes» (When attitudes becomes form : live in your head, Berne, 1969) dans ses premières actions-vidéos « Crash-test », « Défi », « Ring » exposées à la Galerie Art & Essai, au Théâtre National de Bretagne, à la Biennale de la jeune Création et au Carré d’Art.
En 2004, sa production se déplace vers une pratique contextuelle d’exploration photographique et vidéo des territoires péri-urbains. Il expose ses premières photographies « The place to be » et la série vidéo des « Gyroscopies » pour s’orienter définitivement vers une pratique « furtive » d’infiltration des territoires sous toutes ses formes (apparitions intempestives, dissimulations et intrusions fictives).

Jérôme Gras, Punished, 2002, vidéo (01:12). © Jérôme Gras.
Au fond des bois, un clown au bout du rouleau;…
En 2002, bien avant l’essor des Vblogs, vidéos home made, webcams et autres sites de partage de vidéos en ligne, qui aurait cru que cette mise en scène pathétique de l’avènement du divertissement par ses célébrités même; deviendrait une illustration féroce de la surenchère médiatique. Andy Warhol en rigole encore … «A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale.»

Jérôme Gras, Ring, 2002, vidéo (02:00). © Jérôme Gras.
« Il existe des lieux qui semblent porter en eux le fait divers, le psychodrame (aires d’autoroutes, zones péri-urbaines…), ou l’on se dit qu’ici tout peut arriver… on imagine le pire ». Une aire de parking désertée devient le théâtre d’un affrontement insolite et étrange. Un personnage en prise avec un objet récalcitrant.

* La vidéo « Ring » a reçu le 3éme prix ex-aequo au Concours international du film court 2004 de Clermont-ferrand (théma: « Ri-di-cule »).

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Site internet de Jérôme Gras.

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