Julien Sirjacq

Né en 1974, il vit et travaille à Paris.

Il est toujours question dans l’œuvre de Julien Sirjacq de rapports de force.
On peut d’ailleurs considérer que sérigraphie, vidéo, son et vivariums ne composent qu’une seule et unique peinture complexe de son thème favori ; celui des violences contemporaines que l’artiste décline avec une volonté d’assumer une dramaturgie hyperréaliste.

Julien Sirjacq, The outsider, 2010, vidéo (06:55). © Julien Sirjacq.

Cette vidéo est construite sur un rapport de force entre une structure architecturale, celle d’un stade, et un homme seul, qui se tient là, debout au milieu du terrain articulant un discours incompréhensible, comme en circuit fermé, s’adressant au vide des gradins…
Le stade, lieu d’une émancipation possible, celle du corps soumis à des règles de jeu, devient ici une structure répétitive, hantée, où le discours, le langage n’a pas sa place.
L’architecture du Stade Charléty endosse le rôle du prédateur, la structure conçue par Henri Godin basée sur des squelettes d’animaux, se transforme en théâtre anatomique, l’homme au centre devient le spécimen privé de mots, éructant un discours inaudible, étouffé par les sons de son environnement direct.

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Site internet de Julien Sirjacq.

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